lundi 15 octobre 2007
Ces temps-ci
Ces temps-ci
Les Cowboys Fringants
Icitte à soir, y mouille à siot
On a donné un pas pire show
Le motel est pas vraiment swell
Une chance t'es là pis qu'j'te trouve belle...
J'te r'garde dormir comme un bébé
C'est platte j'avais envie d'jaser
C'pas grave chu habitué Chérie
De m'parler tout seul ces temps-ci...
Depuis quecqu' s'maines j'dors pu' d'mes nuits
J'ai la tête remplie de bibites
C'est vrai que j'mène une drôle de vie
Des fois j'me dis qu'c'est d'la bullshit
J'aimerais ça pouvoir me r'trouver
Parce qu'chu mêlé comme ça s'peut pas
Le monde entier pourrait crever
Chu juste ben quand t'es dans mes bras...
Je sais qu'y s'passera jamais rien
Qu'entre toi pis moi ç'a pas d'allure
Quand j'vas r'partir au p'tit matin
On va se dire à la r'voyure...
Même si j't'aimais ben p'tit trésor
Et que mon coeur s'tait accroché
Quecqu'part sur ta route du nord
Entre Baie-Comeau pis Port-Cartier
T'es heureuse ici qu'tu m'disais
Loin des gens stressés de Montréal
Pis y'a ton chum qui est dans l'portrait
C'est moi l'perdant si j'fais l'total
Mais fais-toi z'en pas trop pour moi
J'en ai vu d'autres, chu'un grand garçon
C'fait longtemps qu'je me fais pu d'fausses joies
J'sais qu'ça r'vire en vraies déceptions
Le soleil vient juste de se l'ver
Dehors on entend les moineaux
Qui gazouillent comme pour me rappeler
Qu'tantôt je r'pars pour Gatineau
Je r'viens pas dans l'boute avant mai
D'ici là donne-moi d'tes nouvelles
Tu m'appelleras à frais virés
Pour me souhaiter joyeux Noël...
Sais-tu au moins qu'tu m'as fais croire
Qu'il est encore possible d'être heureux?
Pis ça c'est c'qu'on appell'd'l'espoir
C'toujours ça d'pris quand t'as pas mieux
T'étais sûrement pas rien qu'un kik
Mais là c'pas mal trop compliqué
Si dans vie y faut prendre des risques
Faut savoir aussi s'en aller
Ça fait que j'vas m'fermer la gueule
Et continuer mon ch'min tout seul
Avec mon p'tit coeur dans les shoe-claques
Pis ton sourire dans mon pack-sack
Mais tsé tu peux m'rappeler pareil
T'es comme mon p'tit rayon d'soleil
Dans ce monde complèt'ment fucké
Où j'aurais p't'être eu besoin d'toé
Dans ce monde complèt'ment fucké
Où j'aurais p't'être eu besoin d'toé
vendredi 21 septembre 2007
Les manipulateurs et la manipulation
J'ai été mariée 7 ans avec un homme "pas comme les autres". En janvier 2007, je l'ai mis dehors. Quand la confiance n'est plus et que le doute s'installe, c'est la fin d'un couple. L'arrivée des ordinateurs portables chez-nous en 2004 avec accès aux sites pornographiques a amorcé de gros changements dans la dynamique de notre famille recomposée de 7 enfants, dont une seule à nous deux.
Ce menteur à la parole facile m'a trompée avec des escortes, s'est inscrit sur des sites échangistes, et s'est rendu dans des salons de massage en y entraînant mon fils de 17 ans. Il a donné de l'argent à mon autre fils de 15 ans pour qu'il lui achète de la drogue. Je m'étais séparée de lui en 2005, mais je l'avais repris pensant qu'il valait mieux pour notre fille d'avoir son père à la maison. Mais en 2007 j'ai vendu maison et garderie, pour me séparer. Il a réussi à dépenser sa part de la vente en deux mois et demi sans payer aucun de ses créanciers.
Mais le pire était à venir. Mes enfants m'ont appris qu'il leur avait confié se sentir attiré par ma meilleure amie et que son plus cher désir était de coucher avec elle. Ce qu'il a fini par faire semble-t-il. Puis en mars dernier, mon fils de 15 ans m'a révélé qu'il était abusé depuis trois ans par cet homme qui l'avait menacé de mort s'il parlait. J'ai tellement de mal à m'en remettre. Mes enfants sont suivis par des psys. Moi-même je suis en thérapie. J'ai décidé de porter plainte à la DPJ ainsi qu'à la police.
Cet homme continue à déblatérer sur moi, à raconter que je suis "contrôlante" alors que j'ai tout fait pour l'aider, qu'il ne payait jamais sa moitié d'hypothèque, et que je lui permettais de cacher ses revenus de travailleur autonome en les mettant à mon nom pour ne pas qu'il ait à payer une trop grosse pension à son ex. Pour me remercier, il raconte n'importe quoi à sa famille sur mon compte et isole notre fille en ne lui permettant plus d'avoir accès à ses proches, dont son grand-père.
Ton ex-femme Nathalie
Et moi, je me souviendrai toujours de ce fameux matin où le téléphone a sonné…
- Oui, madame Sandra? Je suis l’inspecteur X du service de police de Montréal. Vous avez bien deux enfants qui ont fréquentés la garderie XYZ ?
- Oui
- Écoutez madame, on a eu un signalement pour nous aviser que le plus jeune de vos fils aurait été victime de négligence criminelle durant ses fréquentations à cette garderie. Nous aimerions prendre votre déposition.
Ça, c’est le jour où on m’a arraché le cœur.
Ça, c’est le jour où ‘bobo pénis’ du plus vieux pouvait prendre un sens.
Ça, c’est le jour où j’ai appris le sens du mot haine.
Aujourd’hui, je n’éprouve aucune empathie/sympathie pour elle.
Aujourd’hui, j’hésite entre crier : tant pis pour toi et crève!
Aujourd’hui, je vis le mot haine.
samedi 15 septembre 2007
On s'habitue mais pas tous le temps...
Quand on habite le Plateau, on a tôt fait de s’habituer à voir des veudettes. Personne n’y échappe, il y en a à chaque coin de rue. Même assise dans mon salon, j’en vois passer sur la rue. Alors dès qu’on va à l’épicerie, à la pharmacie, au ciné, au resto ou juste prendre une marche, on pratiquement assuré de croiser quelqu’un qui passe à la tivi. On se retrouve même parfois dans des situations cocasses comme être pris dans une toilette de resto avec l’une ou fiston qui emboutis un autre en courrant sur le trottoir. Vous avez un chien? Une autre s’arrêtera pour le flatter.
On s’habitue. Surtout lorsque dans votre tendre enfance, vous aviez promis de vous marier avec le fils de l’un. Ou que vous fréquentez des studios de doublage. Ou que vous travaillez dans n’importe quel média. On s’habitue.
Sauf… lorsque vous en croisez un que vous trouvez mignon, au-delà de son statut de veudette...
To et Sandra vont au club vidéo…
Sandra (dans sa tête)
Mignon le mec...
Sandra (dans sa tête)
…
Sandra (dans sa tête)
Merde, c’est Jean-François Harrisson
Votre numéro de téléphone?
Jean-François Harrisson
514…
Sandra (dans sa tête)
Ta da ta da ta da écoute pas la grande TA DA TA DA TATATATDADDADAA
Hey! C’est pas le gars…
Sandra
Oui, oui, c’est lui…
Sandra (dans sa tête)
TADATADATADADAM
(Sandra passe tout droit et va dans la mauvaise rangée, laissant chéri en plan derrière)
To
Heu… quel films tu veux?
Ché pas…
T’as le goût de voir quoi?
Sandra (version rouge tomate)
Un des rares films que t'as pas vu... Chéri, je dois t’avouer que le mec là, ben c’est un de ceux que je trouve particulièrement mignon dans la colonie artistique québécoise… et aussi bien te le dire tout de suite, je risque d’avoir la même réaction en voyant Frédéric Pierre…
To
Fuck!
Sandra
Ben quoi?! Tu vois le topo, j’ai un faible pour les basanés…
To
Non c’est pas ça! C’est injuste! Moi les veudettes que je trouve mignonnes, sont soit à New York ou à Los Angeles!
New York? C’est ‘juste’ à 600km ça…
Sandra (dans sa tête)
…
Sandra (dans sa tête)
J’sais pas si To voudrait qu'on déménage au Nunavut…
lundi 3 septembre 2007
Beautiful Day
M't'ente pas.
Alors que j'ai encore en tête des notes de salsa et de reggae, Patrick va droit dans le mille pour ces dernières heures festives.
Merci Pat... j't'en dois une autre ;o)
mercredi 29 août 2007
J'ai appris
En avril dernier, Maya Angelou a été interviewée par Oprah à l'occasion de ses 70+. Oprah lui a demandé ce qu'elle pensait de vieillir.
Et là, à la télévision, elle a dit "excitée". En ce qui a trait aux changements de mon corps, elle a dit : il y en a plusieurs qui se produisent chaque jour... en particulier mes seins. Ils semblent faire une course pour voir lequel se rendra le premier à ma taille. Le public a tellement ri qu'il en pleurait. C'est une femme tellement simple et honnête et qui fait preuve d'énormément de sagesse dans ses mots!
Maya Angelou a aussi dit ceci:
- "J'ai appris une chose, c'est que peu importe ce qui arrive, ou à quel point aujourd'hui semble éprouvant, la vie continue quand même, et demain ira mieux."
- "J'ai aussi appris qu'on peut dire beaucoup sur une personne à sa façon de voir trois choses: une journée pluvieuse, beaucoup de bagages et des lumières de Noël entremêlées. "
- "J'ai appris que peu importe quelle a été ta relation avec tes parents, ils vont te manquer lorsqu'ils ne seront plus là."
- "J'ai appris que "gagner sa vie" est bien différent de "faire sa vie."
- "J'ai appris que la vie nous donne parfois une deuxième chance."
- "J'ai appris qu'on ne devrait pas traverser la vie avec un gant de base-ball dans chaque main, il faut parfois être capable de renvoyer les choses."
- "J'ai appris que chaque fois que je décide quelque chose avec le cœur, je prends généralement la bonne décision."
- "J'ai appris que même si j'ai des douleurs, je n'ai pas besoin d'en être une pour ceux qui m'entourent."
- "J'ai appris qu'à chaque jour on devrait tendre la main à quelqu'un. Les gens aiment qu'on les serre dans nos bras ou qu'on leur donne une petite tape amicale, ou, qu’on leur touche."
- "J'ai appris qu'il me restait encore beaucoup à apprendre."
- "J'ai appris que les gens vont oublier ce que tu as dit, les gens vont oublier ce que tu as fait, mais les gens n'oublieront jamais comment ils se sont sentis avec toi.
La tête dans les nuages
C’était mon statut dans Facebook aujourd’hui. «Pourquoi?» m’a demandé To.
«Parce que» ais-je bêtement répondu. Que pouvais-je dire de plus alors que nous étions par écrans interposés? S’il avait été là, j’aurais probablement fais mon plus grand discourt depuis que je le connais… environ 4 minutes 35 secondes (approximatif).
J’avoue, j’ai eu une journée moche. Pas merdique, pas catastrophique. Juste moche. Juste un paquet de petites niaiseries plates. Je les ai cumulées pour les oublier presque (j’ai dit presque, hein!) instantanément.
lundi 27 août 2007
Parce que je ne suis pas parfaite…
Parce qu’à l’occasion je dois assumer mon coté fille, je me suis extasiée comme une gamine ce matin devant Sissi (pas lui, elle). J’avoue, j’avoue! Les grandes robes à cerceaux, les tailles fines, les longs cheveux soyeux et bouclés, la beauté spectaculaire de Romy Schneider… tout pour réveiller la gamine en moi (ok, elle n’est jamais bien loin elle).
jeudi 23 août 2007
Décevant...
mais selon de nouveaux calculs réalisés grâce à un ordinateur super puissant, le tyrasonnaure
Il me semble que c'aurait été plus drole que le journaliste dise:
mais selon de nouveaux calculs réalisés grâce à un ordinateur ben poche à coté d'la machine à café et dont on avait oublié l'existance jusqu'à ce qu'il explose (merci Vic 20), le tyrasonnaure
J'suis déçue...
mercredi 15 août 2007
Moi, Sandra, veuuudette!
Moi rebelle? Comme le disait ce mec ce midi : c'est pas parce que tu as des percings, des tatoo et la tête rasée que t'as l'air rebelle... au contraire, tu as l'air toute douce!
Mais bon, il parait que j'avais la tête de l'emploi...
Je me suis surprise à répondre 'oui'! Quoi? Oui?! J'déteste être photographiée! Mais bon, trop tard pour reculer et pas question de chocker... je ne suis pas une cockeuse... maudit orgeuil!!!
Finalement, l'expérience fût vraiment très agréable. Beaucoup moins gênant que ce à quoi je m'attendais... le plus difficile était d'arrêter de rigoler! Surprenant avec les fous rires qu'une photo ait bien sortie!
Vous pouvez voir le résultat ici... cherchez la page 21... tadam! :op
mardi 14 août 2007
Et si... pourquoi pas?
Extrait de «l’insoutenable légèreté de l’être» de Milan Kundera
En travaux pratiques de physique, n’importe quel collégien peut faire des expériences pour vérifier l’exactitude d’une hypothèse scientifique. Mais l’homme, parce qu’il n’a qu’une seule vie, n’a aucune possibilité de vérifier l’hypothèse par l’expérience de sorte qu’il ne saura jamais s’il a eu tort ou raison d’obéir à son sentiment.
J’ai dû relire une dizaine de fois ce passage avant d’être capable de tourner la page. J’avais là, sous les yeux, une théorie fort simple mais ho combien parfaite. Le cœur a ses raisons que la tête ignore.
Il n’y a rien de plus illogique que des sentiments. Ils sont là, ils envahissent nos pensées, nos actions, notre être. Certaines personnes arrivent à les contrôler, à les faire taire ou même de les ignorer. Pas moi.
Les «et si» succèdent à d’innombrables «et pourquoi pas». Aucun «parce que c’est pas logique».
Certains avanceront la notion que cette manière d’agir et de penser est celle du non-lendemain, c’est-à-dire… et si je ne me réveille pas demain matin? Et si cette chance ne reviens pas? Et si je passais à coté d’une chose merveilleuse?
Peut-être. Pourquoi pas?
Pourquoi passer à coté de ses émotions, de ses envies, de ses désirs? Qui peut m’expliquer? Parce que ce n’est pas logique? Qu’apportera-t-elle cette logique outre un confort de ne pas avoir essayé et ainsi de ne pas s’être trompé?
Et si je me tompais? Bha, pourquoi pas! Au moins, j’aurai essayé!
La colonne des raisons aura beau être longue jusqu’à n’en plus finir, il suffit d’un seul sentiment pour l’anéantir.
Et si j’avais raison? Si l’attrait du sentiment est si puissant, c’est peut-être l’annonciateur d’une grande aventure, aussi petite sois-t-elle.
Foncer, tête première, les yeux grands ouverts, le cœur battant la chamade, combattant les craintes et les découragements.
L’étouffement des sentiments est la pire des condamnations à mort. Parce qu’il cesse d’affluer la vie et les sensations à travers ce corps fait pour vivre. Colère, passion, peine, joie…
L’être humain n’est pas fait pour combattre une partie intégrante de lui-même. D’autant plus qu’il ne peut jamais avoir la certitude d’agir pour le mieux.
Peut-être est-ce moi qui suis mal fait. Trop bouillante, passionnée, impatiente…
Mais je ne cesserai jamais d’être cette pelleteuse de nuage qui espèrera toujours…
De toute façon, rien n'arrive jamais pour rien...